Gildas Arzel et JJ

Toujours en 1997, JJ participe à l'élaboration de l'album éponyme de Gildas Arzel, avec son compagnon Erick Benzi. JJ écrit "Oubliés du ciel", puis accompagnera Gildas à la guitare de façon "discrète" tout au long de la tournée (certes courte) de Gildas.
Aujourd'hui Gildas compose pour les plus grands : Halliday, Dion, Maurane, Anggun....
Il s'occupe aussi des guitares sur les albums solos de JJ avec Patrice Tison et par quelques occasion MJones.
Sa carrière personnelle est plus discrète, mais ses albums sont pourtant magnifiques, aussi bons voir meilleur que ceux de JJ... comme quoi.
Ses albums : "Les gens du voyage" (1991), "Gildas Arzel" (1997) très bon, "Autour de nous" (2000) exceptionnel... (cds disponibles sur le site gildas-arzel.com).
# Posté le vendredi 17 septembre 2004 06:53
Modifié le dimanche 17 décembre 2006 06:09

1998

1998
C'est logiquement seul que Goldman repart en tournée dans toute la France et dans quelques pays étrangers (Madagascar, Suisse, Belgique...du 18 mars 1998 au 05 juin 1999). Goldman fait son entrée seul sur la chanson phare de l'album « en passant », « On ira ». Les musiciens le rejoignent au milieu de cette chanson. « Bonne idée » apparaît moins réussie que dans sa version studio, manquant cruellement d'entrain. Et si « la vie par procuration », toujours dans des arrangements acoustiques, ne donne pas le plaisir escompté, il faut attendre la quatrième chanson « Ne lui dis pas » pour que le concert démarre véritablement. Sur cette chanson, Gildas Arzel a donné à Goldman l'idée d'utiliser une flûte irlandaise (qui est jouée par Christophe Nègre). Excellente idée qui donne une consistance supplémentaire à une chanson déjà proche de la perfection dans les versions « Rouge » et « Du New Morning au Zénith ». A la fin de la partie chantée, JJ accompagnera C. Nègre au violon, l'un des meilleurs moments du concert.
L'ambiance retombe quelque peu avec la chanson « Tout était dit » (il était évident que les chansons d' « en passant » n'étaient pas faites pour la scène »). Heureusement, le public a l'occasion de retrouver quelques classiques grâce à « Elle attend », certes pas très différente des précédentes versions. Mais il est toujours agréable de réentendre ces chansons qui nous affectionnons tant.
Comme souvent, Goldman aime revisiter d'anciennes chansons oubliées. Il l'avait fait avec « Jeanine médicament blues » lors de la tournée 94-95. Cette fois-ci, il choisit une chanson datant de 1981, « le rapt », qui sortira d'ailleurs en troisième single. Cette version inédite live est une réussite.
« Pas toi », premier single, sera joué dans divers styles musicaux (acoustique, reggae, rock, rap, tango, New Orléans). Cela lui a été inspiré par les nombreuses maquettes de ses propres chansons que d'autres jeunes artistes ont revisitées et envoyées à JJ. « Elle a fait un bébé toute seule » enchaîne dans une version relativement classique et « Le coureur » n'apporte aucun plaisir particulier même si c'est la chanson que JJ préfère jouer sur cette tournée.
« Là-bas » : le public l'avait réclamé sur un live. Il faudra attendre 1999 pour que l'on retrouve cette chanson sur un album live. Le public chantera sur la partie de Sirima, les paroles étant projetées sur un écran à la manière d'un karaoké. Il y a 15 ans Sirima nous quittait.
Autre moment intense du spectacle, lorsque JJ entame un solo de violon seul, sans musiciens, sur « Natacha ». Préalablement, sur la partie chantée, Claude Le Péron était à l'accordéon, une première pour lui. On termine la première partie du spectacle avec « Quand tu danses », très belle version.
La deuxième partie du concert est résolument plus rock. « A nos actes manqués », puis « Nos mains » (deuxième single) sont superbes. « Je te donne » est un peu décevante même si l'on peut voir une simulation sur écran de toute la vie de JJ et Michael Jones, jusqu'au jour où ils auront plus de 80 ans. « Peur de rien blues » envoie vraiment bien sur cette tournée, le saxo de Nègre apportant un plus non négligeable et « Au bout de mes rêves » vient clore une ambiance rock très agréable.
La pression retombe ensuite avec le medley « Il suffira d'un signe / Quand la musique est bonne » avec une introduction sous la pluie. « En passant » sera jouée lors des premiers mois du concert, puis sera enlevée, Goldman trouvant qu'elle n'avait pas sa place dans la track list. Le spectacle se termine avec la magnifique « Sache que je » qui ne perd pas sa force en live. Goldman conclut enfin avec « Pour que tu m'aimes encore », seul avec sa guitare. Quelques fois, il jouera à la place « Famille » ou « Je marche seul ».
Ce spectacle était plus apparenté à un concert. Peu d'artifices, peu de mise en scène, juste 6 musiciens sur scène enchaînant des chansons toujours avec le même plaisir, comme dans un piano-bar.

En mars, Goldman participe aux Victoires de la Musique en venant chanter en trio avec Johnny Hallyday et Pascal Obispo.

L'été 98 sort "Personne ne saurait" de Goldman pour le texte, et Jacques Veneruso pour la musique. La chanson est interprétée par les Poetics Lovers et Carole Fredericks. "Respire" est également une autre composition adressée à cette dernière. "Comment concilier les goûts de Carole (Blues, Gospel) et les formats des radios ? Tentative reggae...Sans succès malheureusement". (Chansons pour les autres-2006-).

Septembre 98 marque le phénomène Johnny Stade de France. Goldman est convié à chanter en duo le temps d'un titre sur "J'la croise tous les matins" dont il est l'auteur-compositeur. Impressionné par le fait de chanter devant 80.000 personnes, stressé, ses prestations sont jugées par lui-même décevantes. A la diffusion du concert quelques jours plus tard sur TF1, Goldman fait couper sa prestation au montage (le reste du concert sera diffusé dans son intégralité). Que les fans se rassurent, JJ se trouve bien sur le cd audio et sur le dvd.
# Posté le vendredi 17 septembre 2004 07:30
Modifié le mardi 15 janvier 2008 08:16

S'il suffisait d'aimer.

S'il suffisait d'aimer.
La rentrée 98 est marquée par le retour du duo Dion/Goldman. L'album Sil suffisait d'aimer est un peu à l'image d'En passant : une présentation assez sombre et une musicalité moins "variété" que l'album D'eux. Le disque a été enregistré à Paris en avril. Jean-Jacques Goldman signe l'intégralité des chansons, à l'exception de deux titres Papillon et Terre signés Erick Benzi. Ce dernier assure, une fois encore, la réalisation du disque. Robert Goldman signe la musique de Zora sourit, premier extrait de l'album.
S'il suffisait d'aimer ne donne pas la même sève que D'eux. Clairement Goldman a choisi la simplicité musicale, à l'inverse de la machine D'eux qui renversa tout sur son passage. On retrouve beaucoup de séquences accoustiques comme avec Je crois toi et l'incontournable S'il suffisait d'aimer, l'une des plus belles chansons du répertoire de Céline. Le disque s'ouvre aussi vers le négro spiritual avec les titres Zora sourit, Je chanterai et Terre. Un énorme travail vocal a été réalisé. Et au milieu de titres pas toujours "évidents" pour le grand public, on retrouve quelques chansons taillées pour les radios : On ne change pas, Dans un autre monde et En attendant ses pas.
A noter aussi pour l'anecdote que la chanson Sur le même bateau était destinée à l'origine pour une comédie musicale que Goldman ne réalisera finalement pas, faute d'inspiration. La chanson En passant aurait dû se trouver sur ce disque avant que l'auteur-compositeur ne se rétracte, considérant (à juste titre) que cette chanson lui collait davantage.
L'album S'il suffisait d'aimer connaîtra un succès exceptionnel, malgré son caractère antagoniste à D'eux. Aujourd'hui encore, beaucoup d'adolescentes continuent de chanter la chanson S'il suffisait d'aimer tel le nouvel hymne à l'amour...

La même année, Céline avait reprise la chanson "Puisque tu pars" sur un album anglais qui devint "Let's talk about love".

JJ est la troisième personnalité préférée des français derrière l'abbée Pierre et Jean-Paul Belmondo. Il restera sur ce podium jusqu'en Août 2003 où il demandera par la suite de ne plus figurer dans ce classement (tout comme l'abbée Pierre).

==> :"S'il suffisait d'aimer" : 2.000.000 exemplaires.
# Posté le vendredi 17 septembre 2004 07:35
Modifié le samedi 16 juin 2007 05:53

1999 : une année prolifique.

1999 : une année prolifique.
La tournée s'achève début 99 par les îles. Le live sort en Juin pour la première dans son intégralité (on notera juste l'absence de la chanson "en passant", supprimée en cours de tournéé). Ce live se classera 23ème sur l'ensemble de l'année 1999.

Avec Roland Romanelli, JJ compose la musique du film "Astérix et Obélix contre César". Un extrait s'intitule Elle ne me voit pas. "Asterix, pour moi, ca a été d'abord, plutôt qu'un projet qu'on accepte, un projet qu'on ne refuse pas. Par son interêt, son ampleur. Je serais incapable de faire seul une musique de film, c'est pourquoi je ne l'envisage pas sans Roland Romanelli. Mais je peux proposer des thèmes, des directions instrumentales et des déclinaisons de ces thèmes, de façon différente des musiciens traditionnels. C'est ma singularité et ma limite." Pour ce projet, Goldman n'a pas hésité à mettre la main à la poche, estimant que travailler pour Astérix demandait une implication financière conséquente (il parlera même de budget illimité pour réaliser ce projet). En 2003, Goldman incluerant dans le maxi single Et l'on y peut rien une version de plus de 13 minutes de la chanson Bélénos qui était sortie en deuxième single format radio (3 minutes).

La tournée 98 est nominé aux Victoires de la Musique mais c'est le spectacle à Bercy de Michel Sardou qui remporte les suffrages. Le retour de Sardou avait été un évênement national, les places pour le concert ayant été vendues en 2h.

Preuve que Goldman est un homme de défis, il accepte l'invitation de Céline Dion à chanter au Stade de France. En duo sur "J'irai où tu iras" et au début de "S'il suffisait d'aimer", JJ, avec 5 participations au total au Stade de France, et l'artiste qui a le plus chanté dans cet endroit...

Une fille de l'est et les chansons commencent sont écrites pour Patricia Kaas dont l'album Le mot de passe réalisé par Obispo dépasse le million. La critique salue les deux chansons de Goldman. Patricia Kaas déclare qu'une fille de l'Est est la chanson qui lui correspond le mieux.

Marc Lavoine solicite JJ pour une musique J'écris des chansons et JJ fera les guitares sur un autre titre. Bien que peu diffusée en radio, cette chanson figure sur les best-of du chanteur preuve de son attachement pour ce titre.

"Les pères ont des enfants", où un dialogue entre deux pères (A.Etchegoyen et JJ) sort en Novembre. Les thèmes sur l'éducation, l'autorité, l'argent...sont traités.

C' est la nuit et Derwich tourneur sont écrites pour Khaled mais la presse est déçue par les compositions de JJ. C'est la nuit, premier extrait de l'album Kenza, ne rencontrera pas le même succès qu'Aïcha.

JOE COCKER demande à JJ un titre. On my way home et co-signé par M.Jones. La chanson est décevante avec des faux airs de C'est la nuit.

Avec Richard Cocciante, JJ signe l'hymne de la ville de Lyon pour le passage à l'an 2000.

La chanteuse Ishtar reprend le titre Comme toi en orientalisant sensiblement et avec brio ce tube datant de 1982. Le dernier couplet est chanté en partie en arabe. Il est possible de se la procurer sur l'album Buddha-Bar IV toujours disponible dans certains points de vente.

==> En passant live 98 : 300.000 exemplaires.
# Posté le vendredi 17 septembre 2004 07:40
Modifié le mardi 21 octobre 2008 07:51

2000

2000
Jean-Jacques est le parrain du Prix Champions de la Paix. Début janvier, et comme il l'avait fait en novembre, il rencontre une déléguation d'enfants. Plus d'informations sur le site de Jean-Michel Fontaine d'où est tirée la photo ci-joint.

L'intégrale II sort fin 2000, y sont repris tous les albums de JJ depuis 1990 jusqu'à donc 2000, avec pour seul inédit Elle ne me voit pas rajoutée à l'album En passant, chanson du film Astérix et Obélix contre César. La présentation du boitier est cette fois-ci en métal. A noter qu'un premier tirage avait été fait avec des pochettes de disques en plastique blanc, matière détruisant la lecture du disque. Le tir fut rapidement corrigé avec un second tirage avec boitiers noirs. Cette mésaventure était déjà arrivée avec l'album En passant live 98.

Entre gris clair et gris foncé est réedité avec les 20 titres (deux avaient été supprimés : tout petit monde et il me restera). Ces deux titres n'étaient alors trouvables que dans l'Intégrale I.

La compilation Pluriel retraçant l'épopée FGJ sort mais sans inédits. A noter la pochette particulièrement ideuse. Elle se classera 12ème du top compilations sur l'ensemble de l'année 2000. Le single promotionnel de ce disque est la chanson Peurs (qui figure sur l'album Fredericks-Goldman-Jones) accompagnée d'un clip, le dernier enregistré par Carole Fredericks.

JJ co-signe une musique pour Maxime Le Forestier Affaire d'Etat et fait Ni divin ni chien pour Yannick Noah. L'album est un carton...mais grâce à son frère Robert avec des titres comme No more fighting, Simon papa tara ou Jamafrica.
"J'aime bien cette chanson, le thème lui va bien. Un gars qui a été un Dieu et qui est toujours pieds nus. Il la porte très bien !". (Chansons pour les autres-2006-).

L'un des derniers grands tubes écrits par JJ à ce jour reste J'en rêve encore pour De Palmas. Ce dernier en panne d'inspiration depuis plusieurs années appelle en désespoir de cause JJ. Celui-ci écoute plusieurs musiques, et choisit donc celle de J'en rêve encore. Ils travaillent tous deux chez JJ. De palmas retrouve comme par magie l'inspiration, et son album dépasse le million. Il devient l'artiste le plus diffusé en 2000 (succédant à JJ).


==> Pluriel : 200.000 exemplaires
==> J'en reve encore : 250.000 exemplaires (single).
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# Posté le vendredi 17 septembre 2004 07:46
Modifié le samedi 09 février 2008 05:05